AVIS AUX EMMERDEURS

AVIS AUX EMMERDEURS
Si c'est pour faire de la pub sur mon blog, inutile de vous fatiguer. J'ai horreur de ça. alors dégagez vite-fait: je ne viendrai pas vous voir de toutes façons.

# Posté le lundi 11 juin 2007 12:44

Merlin: THE END

Merlin: THE END
Finissons-en avec ce pauvre Merlin, et laissons-le tranquille; sa vie était tellement tourmentée de mille et une souffrances, mille et un châtiments assujettissant son âme, mille et une mésaventures... qu'il faudrait une vie entière pour narrer tout cela...
Je vais juste vous raconter l'histoire qu'il vécut avec Nimu, son autre muse, son dernier amour. Et je laisserai tout cela, car mon ami Sunshine dépérit chaque jour, et je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression que cela est lié à l'histoire de Merlin. Je parviendrai peut-être à découvrir le secret de mon ami le Sage.
En attendant de pouvoir retourner en Faërie, voici la suite...


Merlin rencontra Nimue dans la solitude de la forêt de Brocéliande. C'était une belle jeune femme, craintive et méfiante. Notre enchanteur eut beaucoup de mal à approcher cette créature. Car, contrairement à Vivianne, celle-ci n'attendait rien de lui.
Cette femme était une frêle mésange qui s'était réfugiée en cet endroit maudit, fuyant la vicissitude des hommes, brisée, à jamais déchue, une ombre parmi les ombres maléfiques des arbres malveillants de Brocéliande. Lorsque Merlin la découvrit, la Mort la berçait déjà dans ses bras putrides et décharnés. Nimu n'était plus que le fantôme de ce qu'elle avait pu être...

Merlin, reconnaissant en elle son propre désespoir, voulut la sauver: puisque lui-même était voué à souffrir éternellement, il tenterait de sauver son âme en sauvant celle de cette pauvre femme. Il usa alors de maléfices puissants qui ramèneraient l'esprit da Nimu en son corps. Mais ce fut un échec. Merlin comprit alors que pour mener à bien sa tâche, il devait éloigner la mourante de ce monde qui la tuait et qui envahissait son âme de la noirceur et de la perversité humaines.
Il construisit une forteresse de glace dans le lac de Brocéliande et il y enferma la jeune femme. Un maléfice la protégeait du monde: nul ne pouvait pénétrer en ce château sans qu'elle ne l'autorisât, seul Merlin pouvait entrer à sa guise. Nimu ne pouvait sortir de ces tours imprenables, car le château était son corps et Nimu n'était plus qu'esprit. C'était là le seul moyen de la maintenir en vie.

Merlin et Nimu s'aimèrent d'un amour qui embrasait leur esprit d'un feu incommensurable. Nul ne saurait surpasser cette force, ce sentiment qui les envahissait lorsqu'ils s'étreignaient. Leurs corps n'existait plus, ils n'étaient qu'esprit, ils étaient l'incarnation même de l'amour. Tous deux devinrent la quintessence du flux vital qui les maintenait envie. Ils étaient la magie même qui irradiait la forêt et le lac d'une lueur inextinguible.

Mais cela ne dura pas. Merlin avait ses propres obligations et devait s'absenter pendant de très longues périodes: il était le conseiller et bras droit du Roi Arthur Pendragon, et il ne pouvait se détourner de cette lourde tâche. Nimu restait seule, isolée de tout, en une immense demeure dont elle ne pouvait sortir, enchaînée à sa condition d'âme amoureuse.
Son château lui sembla de plus en plus inhôspitalier chaque jour. Sans son homme, tout n'était que désolation. Elle s'adonnait à la magie, puisant son savoir dans les manuscrits que lui procurait l'enchanteur. Nimu acquérait toujours plus de savoirs, à mesure que croissaient son désespoir et sa haine pour celui qui la délaissait. Elle souffrait d'autant plus qu'elle n'était plus qu'esprit sans un corps qui lui aurait permis d'épancher sa peine. Sa tristesse n'en fut alors que plus insondable et démesurée.


Nimu décida de mettre fin à tout cela. Elle ne pouvait se donner la mort une deuxième fois, ni n'avait le pouvoir de se libérer de la forteresse. Elle créa un maléfice qui interdit l'entrée du château de glace à Merlin.


Merlin subit la vengeance de celle qu'il aimait. Lui-même serait prisonnier de quelque chose de plus horrible encore: de ce qu'il éprouvait pour Nimu. Il ne pourrait plus jamais le vivre, il ne pourrait que le subir éternellement.
Quant à Nimu, elle fuit cet amour dans la magie. Elle fut l'égale de Merlin en Savoir. On l'appela dès lors la Dame du Lac. Celle qui offrit au jeune Roi Arthur l'épée Excalibur. Celle dont la magie aidait quiconque était mû par de pures intentions.

On raconte que Merlin vient toujours se lamenter tout près de la demeure de la Dame du Lac.
Mais comment pardonner à un homme qui n'aima que par pur égoïsme?
Une âme n'appartient à personne. Nul n'a le droit de se l'approprier pour se libérer de sa propre souffrance.
La Fée du Lac récompense et aide ceux qui s'aiment d'un amour inconditionnel. Seul a de valeur à ses yeux le sacrifice par amour pour l'être aimé.
Par amour pour Nimu, Merlin aurait dû libérer son âme...

# Posté le jeudi 04 mai 2006 06:24

Modifié le samedi 16 juin 2007 04:21

Un peu de changement

Un peu de changement
Je vois que l'histoire de Merlin commence à vous lasser un peu, d'autant plus que je vous délaisse et je m'en excuse, mais je suis en pleines révisions (même les fées ont des concours à passer!) et je n'ai que peu de temps à consacrer à notre cercle pour le moment, du moins.

Pour me faire pardonner, j'ai une idée, j'espère que cela va vous plaire.
Je compte boucler la "session" Merlin en vous contant tout d'abord l'aventure amoureuse qu'il vécut avec Nimu, l'autre passion de sa vie, puis je vous révèlerai le Secret de Merlin, vous dévoilant ainsi ce que cache ce grand personnage mystérieux.

Après cela, je vous propose de passer à une autre dimension, un monde de frayeurs et de terreurs insondables. Je vous que vous alliez jusqu'au plus profond de vous-mêmes et que vous trouviez l'indicible:

-qu'est-ce-qui vous horrifie le plus?
-Y a-t-il quelque chose qui pourrait vous faire mourir de peur?

J'aimerais que vous preniez ma place et que vous me disiez si oui ou non vous avez vécu des expériences paranormales...
Je veux partager ma connaissance à ce sujet avec vous et en discuter, car cela m'intéresse au plus haut point.

Mais c'est une friandise que je vous réserve seulement pour la fin, je veux vous faire languir jusqu'au bout! Place à Merlin-the end, puis, ensemble, nous quitterons le monde des fées pour nous envoler vers un ailleurs... Vers l'Au-Delà.
Moi aussi j'ai des annecdotes à vous raconter, car j'ai vu l'indicible...

# Posté le dimanche 12 mars 2006 07:28

Modifié le samedi 16 juin 2007 04:11

Vivianne... Coupable?

Vivianne... Coupable?
Vivianne est-elle foncièrement mauvaise?

Peut-on la juger pour ce qu'elle a fait et la blâmer pour avoir été plus maligne que Merlin?

A-t-elle réellement aimé cet homme ou n'a-t-elle ressenti que de la pitié et une sorte de compréhension pour cet être qui ne s'acceptait pas?

Lorsqu'elle a anéanti Merlin, a-t-elle dû faire face à une prise de conscience terrible, a-t-elle dû faire un choix?

Peut-on penser que Vivianne a regretté son geste?

Si Merlin s'était accepté... Que se serait-il passé?

Merlin lui en veut-il pour cette trahison?

Merlin a-til survécu?

S'est-il défait de la malédiction que Vivianne lui a faite subir? Ou, l'amour qu'elle ressentait pour lui a-t-il pris le dessus au dernier moment, ce qui aurait eu pour conséquence, non pas de tuer Merlin, mais de lui dérober quelques pouvoirs et de ne le condamner qu'à l'enfermement dans ce tombeau?

Qu'est-il advenu de lui, par la suite?

Merlin peut-il mourir?

Et Vivianne, qu'est-elle devenue?...


J'AI LANCÉ LE DÉBAT

FAITES-MOI PART DE VOS IDÉES
ALORS, PEUT-ÊTRE AUREZ-VOUS

QUELQUES RÉPONSES...

# Posté le lundi 30 janvier 2006 13:28

Modifié le samedi 16 juin 2007 04:23

Vivianne

Vivianne
Merlin était un être torturé: scindé en deux, partagé entre sa part humaine et sa part féérique, luttant avec autant de ferveur contre ses penchants, qu'ils lui viennent de sa nature humaine ou qu'ils soient éveillés par sa nature diabolique.
Chaque jour était un combat mené contre sa convoitise, son envie d'acquérir plus de pouvoirs. Sa part d'humanité lui dictait de faire le bien autour de lui, mais sa part féérique désirait éradiquer la race humaine porteuse de tous les maux de la terre.
Mais attention, il serait trop simpliste d'en déduire que, finalement, son héritage féérique était sa part sombre, et que c'était celle qui lui causait le plus d'ennuis.
Car l'humain en lui était à la fois tout ce qu'il y avait de bon en l'homme mais aussi tout ce qu'il y avait de mauvais. Il en allait de même pour son héritage féérique, où s'entremêlaient cette malignité propre aux fées et leur infinie sagesse.

Il est important de bien comprendre tout cela, car c'est cette même complexité, cette même lutte contre sa nature profonde qui va entraîner Merlin à commettre des erreurs dans son jugement, tant dans sa vie de Cour auprès du Roi Arthur, que dans sa vie sentimentale.

Au fil du temps, Merlin en vint à acquérir un savoir toujours plus grand. Il était demandé par tous les Rois de la terre, ce, tant du côté féérique que du côté humain. Dans son incommensurable humilité, il n'accepta jamais les présents que l'on voulait lui offrir, ni même les terres que les grands seigneurs désiraient lui céder. Car Merlin s'était donné pour mission de mener deux combats: la lutte contre le Mal et contre ce qu'il était lui-même. Il se devait donc de rester humble, se priver de tout ce qui accroîtrait d'une façon ou d'une autre sa puissance grandissante. Car les pouvoirs de notre magicien pouvaient être d'une force dévastatrice si notre héros se laissait submerger par cette énergie. Il s'imposait alors une discipline drastique, afin que ses mauvais penchants ne délivrent sa terrible magie.
Cela explique pourquoi il ne répondait pas aux invitations des grand de ce monde: s'allier à un roi et entretenir sa célébrité équivalait à satisfaire son profond désir de conquêtes et à s'adonner à son insatiable soif de domination.
Les esprits des ténèbres -des entités malignes qui évoluaient aux limites des territoires de Faërie- guettaient la moindre faiblesse de Merlin, tentant de l'habiter tout entier afin de décupler sa puissance et de semer le chaos. Car ces mêmes esprits projetaient de faire de Merlin le Seigneur des Contrées Maudites.
Ainsi, notre grand mage s'isola et vécut en ermite dans une misérable cahute, dans la forêt de Brocéliande.
Il était incompris, car ce don qui lui avait été offert contribuait aussi à sa perte. Il n'était qu'une conquête, l'objet de convoitise tant des humains, que des fées. Il avait bien tenté, oui, de se lier d'amitié. Mais son entourage ne le requéraient que pour satisfaire leurs intérêts. Seul un coeur pur pouvait vivre aux côtés de Merlin sans rien attendre de lui. Arthur était ce coeur là: en tant que disciple, en tant que fils adoptif, en tant qu'homme et en tant qu'ami et frère de Merlin. Tous deux se ressemblaient, car ils étaient à la fois de nature féérique et humaine. Arthur était choisi pour mener les hommes par ses sages desseins et sa bonté, mais cette même bonté le mena à sa déchéance parce qu'il croyait justement en l'homme.
Et c'est ce qui rapprochait ces deux êtres, par-dessus-tout. Leurs mensuétude était leur force, faisant d'Arthur un Roi juste et bon et de Merlin un Mage -le Prince de Faërie et des forces occultes, l'intermédiaire entre le monde humain et le monde magique- mais elle constituait aussi leur principale faiblesse. Voilà pourquoi l'un ne pouvait vivre sans l'autre, deux moitiés d'un pilier qui soutenait le monde mais qui allait être détruit par ceux-là mêmes qu'ils chérissaient: leur peuple, leurs amis et leurs compagnes...

Merlin vivait donc partagé entre son humble existence dans sa forêt et sa vie à Camelot, où, d'ailleurs, il ne daignait faire que quelques brèves visites, fuyant les hommes et leurs bas projets. Il s'adonnait à la magie, communiquait avec la faune et la flore.

Merlin rencontra celle qui fut son unique amour dans sa solitude éternelle, alors qu'il était occupé à polémiquer en des palabres interminables avec M. Grand Chêne, qui cherchait toujours à avoir le dernier mot.
Elle s'appelait Vivianne. Elle avait pour habitude de flâner dans les bois. C'était une nymphe, fille des rivières.
Elle marchait nue, portant fleurs et fruits sur son sein.
Merlin l'apperçut et suffoqua à sa vue. Cet homme avait pourtant été le témoin des beautés infinies des univers magiques qui jouxtaient la terre des hommes, mais cette apparition-là les surpassait toutes. Il avait rencontré des créatures merveilleuses, toutes plus richement parées les unes que les autres. Mais ce qui le séduisait chez celle-ci, c'était la pureté qui émanait de sa nudité virginale, cette fragilité même mais aussi cette arrogance d'une jeune femme consciente du pouvoir qu'elle exerçait sur les hommes.

Vivianne était tout à la fois.
Frêle, mais téméraire; généreuse, mais sournoise; passionnée, mais glaciale; enfantine, mais infiniment intelligente..... Pour Merlin, elle allait être sa renaissance et sa destruction. Elle possédait en elle l'ambivalence de l'eau qui lui donna naissance: elle était capable de rendre un homme heureux mais aussi de le réduire à néant si elle le désirait.

Lorsqu'il la vit, Merlin eut une fugace vision de son avenir. Il fut dès lors conscient qu'aimer cette femme le tuerait. Mais il la contempla dans une adoration sans borne. La peur de la perdre lui étreignait le coeur.
Il faisait déjà siens ces yeux noirs aux éclats d'émeraude. Il s'imaginait déjà caressant sa chevelure d'or. Il voulait la pétrir, s'emparer d'elle et se noyer en elle.
Vivianne s'approcha et lui dit ceci:

"Je sais que tu m'aimes. Et je t'appartiens, désormais.
Mais promets-moi de m'enseigner ta magie,
et tu auras aussi mon coeur".

Merlin savait ce que cela supposait. Il allait devoir se soummettre à cette femme et courir le risque qu'elle ne devienne plus puissante que lui. Mais, pour lui, être l'esclave de pareille créature était prison plus douce que tout autre monde sans elle.
Cet homme au destin unique, cet être féérique aux pouvoirs incommensurables, lui qui était plus puissant que tout ce qu'avait engendré la terre jusqu'alors, s'était délibérément laissé piéger dans l'illusion d'un amour pour une femme qui, il le savait déjà, le trahirait.

Il voulait se perdre en elle.
Elle se donna à lui, corps et âme.
Il lui enseigna tous les rudiments de la magie.
Elle apprit vite.
Il vit sa fin s'approcher inéluctablement.

Un jour, elle l'entraîna dans un tombeau aux abords de Camelot. Ils y firent l'amour pour la dernière fois. Elle se redressa soudainement et l'envoûta. Il se laissa faire, la contempla, hébété par tant de beauté, l'aimant d'avantage tant elle était divine dans sa malignité. Elle emprisonna son amant dans ce mausolée pour l'éternité.
Il ne lutta pas, il adora même souffrir en elle dans une ultime idolâtrie orgasmique.

Vivianne a-t-elle aimé Merlin?
Je pense que oui. Car elle reconnut en lui cette même ambivalence qui était en elle. Ce qui les différenciait, c'était qu'elle ne luttait pas contre ses différents penchants et qu'elle avait appris à accepter ce qu'elle était. C'est pour cela que dérober les pouvoirs d'un homme n'était pas un problème pour elle, malgré tout l'amour qu'elle pût éprouver à l'égard de son amant.
Quelle fut la part qui domina en Merlin lorsque Vivianne l'envoûta dans la tombe?
Sa part humaine, cette même caractéristique qui fait que ce que nous choyons le plus est ce qui nous entraîne dans les âffres de la souffrance...

# Posté le lundi 30 janvier 2006 11:00

Modifié le samedi 16 juin 2007 04:20